Le digital, le moteur de la transition sociétale et commerciale

Le digital, le moteur de la transition sociétale et commerciale

Vous lisez Le digital, le moteur de la transition sociétale et commerciale 6 minutes Suivant Quels sont les clés du succès d’une entreprise en 2022 ?

Le monde tel que nous le connaissons est en train de subir divers changements, la société actuelle assiste à une véritable mutation économique du marché, la prolifération et le développement exponentiel du numérique bouleverse les mœurs qui régnaient jusqu’à présent.

Le processus de mondialisation s’est accéléré avec l’amélioration drastique des moyens de communications numérique, on assiste à une mutation progressive et à une transition numérique de l’économie. Les commerces physiques sont aujourd’hui repensés, et bouleversés par cette croissance ininterrompue depuis plus de vingt ans. La crise de la COVID19 a contribué en partie à montrer la prépondérance et la place que le numérique a acquis au sein de la société.

L’expansion du numérique métamorphose le quotidien des individus sur le marché, qu’il s’agisse des particuliers et des entreprises, qui bénéficient aujourd’hui d’une diversité d’offre et de service qui était quasi inexistante il y’a quelques années de cela. C’est aujourd’hui un levier de croissance, permettant d’augmenter la productivité et la compétitivité des entreprises entre elles. Le numérique c’est également des innovations, de nouvelles technologies comme la blockChain, les smart contract, ou encore l’intelligence artificielle. Le futur est déjà là, ce qui n’était jadis que de la science-fiction commence à devenir réalité. Si les innovations apportent un bien-être et un confort sans précédent, elles peuvent aussi parfois attiser le feu, car la technologie dépasse souvent la capacité de la société à y faire face.

Le marché européen est sous tension constante, la diversité d’offre oblige les opérateurs à se distinguer, la concurrence est forte et pousse les individus à innover constamment. Comme dans le sport la concurrence incite et stimule les entreprises à se dépasser par le biais d’innovations, favorisant la diversité de l’offre ainsi que des prix attractifs pour les consommateurs comme pour les entreprises.

  Ces dernières années, ont été marquée également par la prise de puissance de certaines sociétés spécialisées dans le numérique. Ces entreprises sont aujourd’hui surnommées les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft), chaque lettre désignant un de ces géants de la Tech. Ils sont les pionniers de l’économie digitale et sont devenus en dix ans des empires sur le pan économique, politique et social. Leurs puissances est aujourd’hui au cœur de tous les débats. La capacité financière et politique de ces entités interroge les spécialistes sur une éventuelle menace pour la démocratie, en témoigne cette citation effrayante du politologue Francis Fukuyama : « La concentration de pouvoir, tant économique que politique, des plateformes numériques est comme une arme chargée posée sur une table ».

La prépondérance de ces entreprises numériques est certes dû à l’innovation de leurs services, mais également grâce à des phénomènes propre à la niche du digital. Trois facteurs « naturels » semble avoir boostés leurs croissances :

Le premier d’entre eux et le plus puissant est l’effet de réseau, phénomène par lequel la valeur d’un produit ou d’un service s’accroit avec le nombre de ses utilisateurs. Cet effet de réseau contribue également à une collecte massive des données des utilisateurs et des entreprises utilisatrices de ces services, conférant à ces plateformes une quantité de donnée parfois supérieur aux états. L’effet réseau est souvent comparé à l’effet boule de neige, la prise de puissance est exponentielle. Le second facteur provient de l’investissement massif que font ces opérateurs en recherche et développement. À travers ces dépenses colossales en R&D, l’objectif pour ces sociétés est de maintenir la pole position. Pour finir, les limites temporelles et géographiques auxquelles se heurte le business model traditionnelle est totalement remis en cause par internet, qui est à la fois accessible partout dans le monde, mais également sans aucune limite temporelle.

La course est aujourd’hui extrêmement intense, et cela s’explique par le principe suivant «Winner Takes It all », car celui qui remporte la compétition va rafler la mise. Le numérique dope le commerce et stimule la concurrence, mais le phénomène présente aussi des risques pour la concurrence, la position des GAFAM étouffe toute velléité commerciale.

La politique de concurrence est aujourd’hui une des solutions pour réguler l’économie numérique et les plateformes. Historiquement cette politique n’a cessé d’évoluer depuis la fin du 19ème siècle à travers le monde. La lutte contre les pratiques anticoncurrentielles ne bénéficie pas qu’aux consommateurs, elle permet également de s’assurer que les entreprises se font concurrence dans les règles de l’art, c’est-à-dire une concurrence par les mérites. La politique de concurrence permet de restaurer le processus concurrentiel quand celui-ci est entravé par des acteurs ne respectant pas la législation en abusant de leur puissance sur le marché ou en s’accordant avec plusieurs opérateurs. Ces abus ont pour conséquence d’entrainer un verrouillage du marché, de léser les autres opérateurs et d’empêcher l’arrivée de nouveaux entrants.

À l’échelle européenne, la Commission veille à la bonne application de la réglementation en matière de concurrence, son rôle consiste donc à surveiller et si nécessaire à empêcher :

  • Les accords anticoncurrentiels
  • L’exploitation abusive d’une position dominante par une ou des entreprises sur le marché
  • Les fusion et acquisition pouvant mener à une concentration de pouvoir néfaste pour la concurrence

La commission dispose par conséquent de divers pouvoirs lui permettant de mener à bien cette mission : enquête, contrôle, sanction, exemption.

À l’échelle nationale, l’Autorité de la concurrence est l’arbitre de la concurrence en France, elle incarne le prolongement des missions de la commission à l’échelle nationale. Elle intervient pour maintenir l’équilibre de la concurrence sur le territoire national en prononçant si les conditions l’obligent des mesures d’urgences, des injonctions ou des sanctions pécuniaires.

L’ascension vertigineuse du digital oblige la politique de concurrence à se moderniser et se renouveler. Le droit de la concurrence fait face à un défi de taille, la révolution digitale. Le sujet est pris très au sérieux par les institutions nationales et communautaires, car les enjeux sont grands.